Mais qui donc est William Patrick Corgan ? Serait ce le frère peu connu d’un certain Billy, tentant de faire son trou dans la musique comme le fait discrètement un certain Chris Jagger ou Peter Cornell. Eh bien non, le William dont il est question aujourd’hui n’est ni plus ni moins que le Billy auquel vous pensez. Faisant donc suite à son premier album solo sorti en 2005, ‘’Ogilala’’ se révèle assez idéal pour patienter jusqu’à la reformation du line up original des Smashing Pumpkins. Pourquoi ? Je m’explique.

  • Ne partons pas fachés

Billy Corgan fait partie de ces mecs que j’adore, même dans leurs plus mauvais travaux. Si j’admets qu’il soit assez difficile de suivre le fil de sa pensée, l’entièreté du personnage m’impressionne toujours autant. On peut discuter ses choix, on peut parler des heures de la légitimité d’avoir sorti 2 albums des Smashing Pumpkins sans aucun membre du line up original, mais ça ne servirait à rien. La sincérité et l’engagement du bonhomme pour ce qu’il croit est sincère et palpable.

Oui, le dernier Smashing Pumpkins était fort discutable. Oui, les bidouilles noise sorties par la suite n’étaient guère plus enthousiasmantes. Doit on pour autant dénigrer tout ce qui nous est offert par un artiste de cette envergure ? La réponse ne mérite même pas d’hésitation et ce n’est bien évidemment pas car quelques albums ont déçus que la suite prendra le même chemin. Cet album le prouve et avec une certaine évidence.

Billy Corgan (pour celles et ceux qui ne le savent pas)

  • Le retour du roi, ou presque

‘’Ogilala’’ est un bon album. Plus que ça, il s’agit même d’un excellent album, terriblement prometteur pour la suite. Billy démontre avec une simplicité déconcertante qu’il a toujours le talent pour faire ce qu’on peut attendre de lui : des bonnes chansons.

Débarrassé de l’ensemble des effets de production lourdingues accumulés ces dernières années, le talent naturel de Billy se voit enfin mis en valeur dans un bel album. L’apaisement se ressent dans les 11 titres qui le composent. Les chansons sont sobres, simples et évidentes, rappelant les beaux moments de ‘’Adore’’ ou des deux volumes de ‘’Machina’’. Est-ce que l’apaisement des relations avec ses ex compères des Smashing Pumpkins a joué un rôle la dedans ? On peut le croire, surtout lorsque l’on constate la présence de James Iha sur le deuxième titre de l’album.

Lorsque le dernier titre se conclut, on ne peut qu’apprécier le moment passé. Tout y fut particulièrement agréable, rien ne ressort négativement et cela fait bien longtemps que ce n’était pas arrivé.

William Patrick Corgan ( Afin de bien différencier les deux)

  • Testé et approuvé

Billy Corgan est mort, vive William Patrick Corgan ! Si par ce changement de patronyme, il faut comprendre une évolution enterrant les années d’errance du monsieur, on ne peut qu’approuver cet album et ce qu’il annonce. N’hésitez donc pas, ça vous fera agréablement jusqu’à vous savez quoi.

La Bonne Bise