Il fut un temps où tout n’était pas rétro vintage et old school. C’était merveilleux. Les groupes essayaient de faire des choses avec plus ou moins de réussite mais, BORDEL DE DIEU, ils essayaient. Quelle belle époque, tout ou presque était encore possible… C’est dans ce contexte qu’est sorti le premier album de Senser, dont nous allons parler aujourd’hui.

  • La Question à 100 Francs (ben oui, on est dans les années 90)

Si vous mettez des grosses guitares, du rap, un peu de chant féminin, une section rythmique avec un super groove, qu’est ce que vous obtenez ? Vous ne voyez pas ? Un groupe de rap fusion enfin ! Senser fait en effet partie de cette catégorie de gens un peu foufou s’étant dit un jour qu’il serait fort judicieux de mélanger ces deux genres musicaux. Si beaucoup de groupes se sont cassés les dents sur la formule par la suite, en ce qui concerne Senser, on peut dire que le résultat est loin d’être honteux. Mieux que ça : il est même… Assez excellent.

Lorsque l’on réfléchit un peu, ce n’est finalement pas grand-chose qui différencie un bon groupe d’un mauvais. Après plusieurs années de découvertes musicales en tout genre, je pense avoir une théorie la dessus. Selon moi, ce qui est important dans un bon groupe par rapport à un mauvais groupe, c’est… Le talent. Ca parait con, mais pensez y deux secondes, et considérez l’importance de cette révélation.

Par contre, comme en témoigne cette photo, le visuel est moins important

  • Post Révélation

Maintenant que cette révélation est intégrée dans votre inconscient, prenons quelques lignes pour parler de l’album. En quelques mots, je ferais simple et concis. En premier lieu, je vous dirais donc que ça groove vraiment très bien. Il n’y a pas un morceau qui ne vous fera pas bouger, la musique de Senser étant clairement taillée pour le live. Par certains aspects, elle fait parfois penser à ce que peut offrir un groupe comme Prodigy. Moins outrancier et extrême dans la propension à faire décrocher la tête de l’auditeur par des headbangs intempestifs, mais clairement taillé pour le live.

Pour continuer, il est à noter qu’un détail vient frapper l’auditeur et ce, de la première à la centième écoute. C’est assez simple et évident à la fois mais il faut le dire : Senser sait écrire des chansons. Oui, ça jumpe, oui ce n’est pas aussi profond que du jazz mais qu’importe puisque derrière tout ça, il y a de vraies chansons. Les mélodies sont bonnes, se retiennent facilement et se chantonnent tout aussi aisément. Le flow est extrêmement musical, prenant, tout comme les refrains, ainsi que les intros, ainsi que… Tout l’album en fait. C’est aussi ça le talent !

Même si bon… Vous voyez quoi….

  • La Conclusion

Alors oui, certains petits tics de production et même d’écriture peuvent faire sourire aujourd’hui. Mais croyez moi, sur les 62 minutes de l’album, on passe plus de temps à prendre du plaisir qu’a se moquer. Une bien belle expérience musicale que ce premier album de Senser, plein d’énergie, d’inventivité, de surprises et de cet ingrédient dont je rappellerais l’extrême utilité dans la formation de tout projet musical : le talent !

Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

La Bonne Bise

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