Tenter de définir Hotline Miami est un peu comme tenter de définir un rêve ou un cauchemar. Même profondément marqué par celui-ci, on ne perçoit que difficilement davantage que quelques bribes de son entièreté. Tout semble flou, et violent à la fois. Les sensations peuvent être extrêmes, mais elles restent indéfinissables. Cet article peut donc porter à confusion sur certains points, mais la finalité est claire : Il vous faut jouer à ce jeu.

  • L’histoire

Quelque part dans Miami, un homme reçoit un message sur son répondeur. Par une subtile métaphore, on lui donne rendez vous dans le métro, où il doit prendre une valise pour la livrer quelque part. Avant cela, il découvre un colis devant sa porte, contenant un masque de poulet. Tout va bien.

Une fois sur place, et une fois le masque enfilé, l’homme massacre les quelques brigands présents. C’est saignant, brutal, direct. Il récupère la valise en question et s’en va la jeter dans une poubelle quelque part, avant de repartir non sans buter le clochard ayant vu la scène. Il enlêve son masque, vomit et repart en voiture en direction de son épicerie favorite. Le prologue vient de se terminer.

D’où venait le message ? Pourquoi tant de violence sans explications ? D’où vient également ce masque ? Que contenait la valise et qui la voulait ? Dès les premières minutes de jeu, le ton est donné, le cadre est posé, l’intrigue est lancée et tout ça, avec talent.

La Violence

  • Le Gameplay

Cependant, si une bonne histoire est un élément indispensable à un bon jeu scénarisée, ça ne fait pas tout. Les développeurs étant bien au courant de cette évidence, ils ont donc soigné leur gameplay. En quelques sortes, Hotline Miami est un jeu d’arcade old school à tendance réaliste. Vu de dessus, l’action est ultra tendue et nécessite un minimum de réflexe et de stratégie puisque un coup unique est mortel dans 99% des cas. Les continues sont alors infinies mais dans l’idée, je ne peux empercher de trouver ce parti pris de mort rapide assez réaliste.

Dans le monde de la réalité véritable, qui peut survivre à plus d’un coup de fusil à pompe ? Ou à un coup de couteau ? Ou même à une batte de base ball en pleine tète ? La réponse est évidente : personne. Ce choix de gameplay favorise à la fois le gameplay, mais également l’immersion dans son ambiance. A chaque pièce, chaque ennemi, on se questionne sur la stratégie à adopter. Qui tuer en premier ? Doit on utiliser une arme au risque d’alerter les autres ? Et si on alerte les autres, est ce qu’on aura assez de munitions pour les abattre ? Toujours sur le fil entre plaisir immédiat et réel challenge, le jeu appelle à une véritable implication du joueur, pour son plus grand bonheur.

Le « héros » avec son premier masque

  • La Musique, et la conclusion

Et pour finir, puisqu’un grand jeu ne serait rien sans une grande musique, la bande son fait des merveilles dans son genre. Perturbator, Carpenter Brut, Sun Araw, et j’en passe sont sur la bande son. Ca vous donne un apercu de l’ambiance sonore ? C’est sale, brutal, ultra sombre et méga obsédant. Ca vous rentre dans la tête, et ça ne vous en sorte plus, appuyant sur toute la tension du jeu. Et puis un jeu qui vous fait découvrir de fantastiques artistes, prolongeant presque l’expérience de jeu une fois celui-ci fini, ça ne se refuse pas non ?

De toute manière, Hotline Miami ne se refuse pas. Ce jeu doit être fait, que vous soyez amateurs du genre ou pas. Que ce soit pour son ambiance, son gameplay, sa bande son, et pour tout ce qu’il représente, il faut faire ce jeu !

Vous me remercierez plus tard

La Bonne Bise