• Les joies de la fouille

Retrouver récemment cet album fut une double surprise. Dans un premier temps, après être passé un certain devant, j’ai fini par comprendre ce que représentait la pochette. Je vous laisse observer et trouver la réponse. Puis j’ai bien sur réécouté le disque. Et la surprise fut plutôt bonne.

Le trip hop est un genre que j’apprécie mais que je ne connais pas sur le bout des doigts. Alors bien sur, j’en maîtrise les bases, les codes et j’en passe. Mais n’étant pas un expert, l’affiliation de Tosca à ce mouvement m’avait totalement échappé. Alors du coup, Tosca, c’est quoi ?

Si l’on en croit mes informateurs, le projet est mené par un duo composé de Richard Dorfmeister et Rupert Hubber. Vous ne vous y attendiez pas hein ? Je vous rassure, moi non plus. Suzuki est leur seconde livraison et je pense pouvoir dire sans me tromper qu’elle n’a pas grand-chose à voir avec la marque japonaise. Qu’importe.

Une fois l’album lancé et passé une introduction d’une très courte durée, on se retrouve tout de suite sur le morceau titre de l’album. Les choses se confirment, pas de moto à l’horizon, mais une ambiance des plus aériennes, délicatement cotonneuse et immersive. Ce premier morceau donne le ton de l’ensemble du disque : on est clairement ici pour se détendre et se laisser porter par une atmosphère.

En effet, tout semble être agencé pour ressentir une certaine décontraction à l’écoute de cet album. Deux titres plus loin, le beat un peu plus appuyé de ‘’Orozco’’ vient souligner une ambiance un peu plus groovy. Les voix sont sur l’ensemble de l’album très discrètes, entres murmures et légères vocalises, servant tout à fait le propos du disque : la subtilité.

Portent ils ces tenues lorsqu’ils composent?

  • Le mot clé : décontraction

Parce que si on pourrait éventuellement penser que les titres sont un peu longs, puisque n’allant jamais en dessous des 4 minutes, on doit bien avouer qu’ils sont tous séduisants. Cet album est un peu comme un bon restaurant où on a ses habitudes. Bien sur, il ne nous surprends pas exactement, mais on sait exactement comment y prendre du plaisir. L’analogie est bien entendu valable pour d’autres choses, je vous laisse le soin d’imaginer.

En milieu d’album ‘’Boss On The Boat’’ reste sur cette idée assez lounge, amenant à figurer ce morceau dans un bar en rapport. La production particulièrement léchée aide à se laisser aller et emmène l’auditeur vers la fin de l’album, tout en souplesse. Se concluant par ‘’Pearl Off’’, soit la suite de la courte introduction du disque, l’heure passé en compagnie de Tosca laisse un sentiment de bien être certain, comme après un bon massage.

Entre electro soft, trip hop, lounge et dub, Suzuki peut être clairement défini comme un outil de détente. Ne vous attendez pas à y trouver des refrains, ou que ce soit allant dans une optique de ‘’vraie’’ chanson. On est ici, face à un disque d’ambiance, très logiquement fait pour créer… Une ambiance, que dit mieux ?

Si vous êtes stressés et en recherche de calme, n’hésitez donc pas ! Et si vous n’êtes pas stressés, vous le serez probablement encore moins avec cet album !
Bonne écoute à vous quoi qu’il en soit !

La Bonne Bise

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