• La Grande Epoque

Comme dirait l’ami Karim Debbache : Jude Law pète la classe. Allez y, donnez moi un contre exemple. Que ce soit dans un premier ou un second rôle, et même dans de la figuration, le mec est toujours au top. Et en 1998, l’année de sortie du film qui nous intéresse aujourd’hui, le mec était même bien au delà. Le pourquoi du comment dans le paragraphe suivant

Le Final Cut qui nous intéresse n’est pas à confondre avec le Final Cut qui ne nous intéresse pas. Ce n’est pas que ce film homonyme avec Robin Williams n’est pas bon, loin de là, mais c’est juste que là, précisément, on s’en fout. Celui dont nous parlons donc aujourd’hui est réalisé par Dominic Anciano et Ray Burdis. Retenez bien ces noms car je ne les citerais pas plusieurs fois, c’est long.

Le point de départ du film est la mort de Jude, joué par Jude Law. Vidéaste en herbe, il fait réunir post mortem tout ses amis autour de sa femme Sadie, jouée par Sadie Frost (qui était vraiment sa femme à l’époque), pour que leur soit dévoilé une vidéo des plus étonnantes. En effet, depuis quelques années, Jude s’amusait à cacher moults caméras ici et là pour piéger ses amis. Le montage final de ces séquences ayant été fini par Sadie, ce qui aurait pu être une simple blague tourne rapidement en quelque chose de bien plus dérangeant.

Ce qui est particulièrement intéressant à noter dans ce film, c’est son subtil jeu de contrastes. Le film semble être à petit budget, et c’est probablement le cas, mais possède une force digne de films plus couteux. Il commence par quelque chose de triste, la mort, se permet un humour un peu gras au départ, et termine dans une ambiance bien plus sombre. C’est un exemple de maitrise du début à la fin.

Puisque je vous dis qu’il pète la classe!

  • Non Vraiment, Citez Moi Un Contre Exemple

On peut noter bien évidemment le talent de Jude Law. Son personnage est exactement à l’image du film, le portant plus ou moins sur ses épaules. Ses traits d’humour, sa manière d’amener certaines révélations et son auto mise en scène tiennent en haleine tout au long du film. Mais il est clair que le reste du casting n’est pas en reste, loin de là. Le fait que les personnages portent les prénoms des acteurs amène d’ailleurs une sorte de réalisme étrange à l’ensemble. Bien entendu, Jude n’est pas mort, mais à quel moment joue t’il son personnage ? A quel moment est-il lui-même ?

En 93 minutes, le film nous balade d’une sensation à une autre. Chaque personnage s’invite au premier plan tour à tour, semblant à la fois dirigé par Jude et par le duo de réalisateurs. Sa frontière trouble en fiction et réalité alternative arrive à nous faire douter parfois de son statut de film. N’est ce pas une preuve évidente de sa réussite ?

Plus de dix ans après avoir vu ce film pour la première fois, je ne m’en lasse pas. Il sait toujours me surprendre et me saisir comme au premier jour. Et je sais que si vous êtes friands de bon cinéma, ce film vous plaira.

Ah quelle belle époque quand même que la fin des années 90… Tout y était tellement fort, musique, comme cinéma… On en reparlera, croyez moi !

La Bonne Bise

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