• Souvenirs, souvenirs…

Alors voila, il parait que Eths s’arrête. Que va-t-il donc rester de ma jeunesse maintenant que 95% des groupes français que j’appréciais sont séparés ? Si tout le monde raccroche, vais-je devoir raccrocher également ? Mais raccrocher quoi du coup ? En attendant de régler ce problème, parlons de l’album qui nous intéresse aujourd’hui.

Présenté dans un digipack, Tératologie est le second album d’Eths . Et quel second album mes amis ! Si le premier album était bien plaisant, celui-ci le surpasse en tout points. Pour s’attarder quelques instants sur ce qui a précédé cette incroyable, je dirais qu’avant ça, le groupe ne me semblait pas avoir de réelle touche personnelle. Alors oui, ok, il y a une fille qui hurlait très fort, mais après ?

Avant cet album, Eths était pour moi bien sympa, mais pas réellement indispensable. Je me rappelle les avoir vu à Amnéville, avec Wunjo et Lofofora et m’être dit : ‘’Ok c’est cool’’. Et c’est tout. C’est déjà pas mal hein, mais c’est tout.

Lorsque je suis tombé sur Tératologie, je pense que je commençais déjà à me détacher un peu de mes gouts métal purs et durs. Ce qui est étrange du coup, c’est que le groupe est très loin de se calmer sur les 15 titres du CD. C’est même plutôt le contraire tant l’ensemble du disque respire la violence. Il y en a partout, c’est absolument terrible.

  • Plus c’est long, plus c’est bon

Mais que serait la violence si elle n’était que brute ? Quel impact pourrait elle avoir ? Sans forcément répondre à ces deux questions, il parait évident que le groupe s’est réellement cassé la tête sur ce qui devait ressortir de leur musique. La où le premier album semblait un peu grossier parfois, tout sur cette suite semble plus maîtrisé. Et la maîtrise ne signifie pas forcément une accalmie, je le répète encore !

Allez tiens, on va parler du premier tiers de l’album, et rien que de ça. En 5 titres, c’est un tsunami qui s’abat sur l’auditeur, ne lui laissant aucune chance. L’intro, courte et énigmatique amène Ondine avec une efficacité folle, avant que le morceau en question vienne balayer tout sur son passage. Un peu plus d’une minute de violente transition avec ‘’Naocl’’ et le morceau titre arrive. Premier extrait dévoilé à l’époque, je ne vais pas mentir : j’ai toujours quelques frissons sur certains passages du morceau. Ses breaks, ses nuances, ses accélérations et ralentissements. Quel talent.

‘’V.I.T.R.I.O.L’’ est un autre indispensable, concluant ce premier tiers avec une rage saisissante. Le titre suivant, intelligemment placé, offre une pseudo respirations avant que la course ne reprenne de plus belle. Et tout le reste du disque est à l’image de cette fantastique ouverture.

C’est dur de faire des albums de 15 titres, et c’est encore plus dur de les rendre intéressants. Fragilisé à l’époque par le départ de sa section rythmique, ce qui ouvrira le début de la malédiction des line up, le groupe se sublimera à travers cet album. Pour moi, il est clairement leur meilleure livraison, loin devant un III un peu bancal, et un Ankaa plein de bonne volonté mais moins directement marquant.

Alors voila, merci à eux pour ce grand souvenir et même si leur arret fait un petit pincement au cœur, bonne chance à eux pour la suite !

La Bonne Bise

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