• Le Culte Du Culte

S’il y a bien un manga culte parmi les mangas culte, c’est bien Akira. Evidemment, il y a d’autres mangas cultes, ce n’est pas le seul manga culte parmi tout ce que le japon comporte de culte. Mais celui-ci est tellement culte que je n’écrirais surement jamais autant le mot culte que dans cette introduction. Culte.

Akira est donc l’œuvre de Katsuhiro Otomo, artiste né en 1954 dans la préfecture de Miyagi, au Japon. Figurez vous que Katsuhiro, ce bon vieux Kat, a toujours été intéressé par la bande dessinée. Et c’est après quelques succès divers et variés qu’il se lance dans l’élaboration de l’œuvre qui nous intéresse aujourd’hui. Bien évidemment, je ne vous en rappellerais pas le nom, vous n’aviez qu’a suivre.

L’histoire du manga (un peu différente de celle du film sur quelques points), commence à Néo Tokyo en 2019. Néo Tokyo car l’ancienne a été détruite en 1982, par une explosion mystérieuse lors de la 3eme guerre mondiale.

En 2019, tout cela est fini, et Neo Tokyo est une ville… De merde. Corrompue et pourrie jusqu’à l’os, elle est un parfait terrain de jeu pour Kaneda, Tetsuo et ses potes. Traînant régulièrement en ville sur leurs motos, leur petit quotidien change le jour où Testuo est victime d’un accident plutôt costaud. En effet, c’est en voulant éviter un enfant sur la route, qu’il perd le contrôle de sa moto, qui explose. Le jeune homme est alors capturé par l’armée japonaise, disparaîtra un certain temps avant de revenir nettement différent de ce que ses amis avaient connu jusque là.

Avouez que conduire sans les mains, c’est pas commun

  • La maîtrise à chaque page

En mélangeant paranormal, manipulation politique, action pure, et diverses influences d’anticipation, Katsuhiro tisse l’un des plus fascinants univers de toute l’histoire du manga. Qui sont ces enfants aux allures de vieillard ? D’où viennent les pouvoirs de Tetsuo ? Qui est Akira ? Des tonnes de questions se posent dès ce premier tome, avec un vrai sens de la mise en scène et du suspense poussant à en savoir plus.

Otomo (oui on change un peu) maîtrise son sujet de bout en bout. L’ensemble de ses personnages sont remarquablement écrits, sa narration est rythmée, son trait est d’un style incomparable. Rien n’est à jeter dans ce premier tome.

Je pense que si Deftones et Mozart font partie des choses qui m’ont donné envie de faire de la musique, Akira est un œuvre qui m’a clairement donné envie d’écrire. Et lorsque aujourd’hui, j’ai des doutes vis-à-vis des histoire que je tisse, il m’arrive souvent de repenser à cet œuvre pour me redonner du courage.

Amateurs de bon gout, d’histoire très bien écrite, d’anticipation immersive, ne cherchez pas plus loin. C’est un fait indéniable: Akira est un indispensable qui se doit d’être dans votre bibliothèque !

Bonne Lecture !

La bonne Bise

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L’extase à portée de clic