Je connais quelqu’un qui m’a prêté ce DVD et qui doit le chercher depuis un certain temps… Mais comme ce film est bon, elle ne le retrouvera jamais ! Et si vous voulez savoir pourquoi je ne rendrais jamais cet exemplaire de ‘’La Sagesse Des Crocodiles’’ avec Jude Law, je vous conseille de lire l’article qui va suivre.

  • Mal vendre un film

La première fois que l’on m’a parlé de ce film, c’était pour me dire ‘’hum c’est un peu lent comme film, je pense que tu n’aimeras pas’’. C’est assez étonnant car le film n’est pas très long. A l’époque, j’avais un peu de mal à concevoir qu’un film relativement court puisse être lent. Comment est ce possible ? Une distorsion temporelle serait elle en cause ? De toute évidence, non. On m’a juste relativement mal vendu le film en question.

C’est assez paradoxal et ce pour deux raisons : Comme dit plus haut, ce film est excellent et de plus, la personne me l’ayant résumé d’une manière bien malhabile était fan de Jude Law. Si des fans ne savent plus vendre avec passion un film de leur idole, je vous pose une question : où va le monde ? Je vous réponds alors sans hésiter : on s’en fout, on doit parler d’un film putain !

Allez faites comme Jude, prenez des notes

  • Sobriété, élégance, clarté obscure

Le film est assez clair dans son propos dès le départ. Steven, campé par un Jude Law au top de sa classe, est un personnage solitaire, magnétique et doté d’un charme froid du plus bel effet. Après avoir assisté à la découverte d’un accident de voiture en début de film, il séduit rapidement une femme, avec qui il entretient une relation amoureuse. Avec une sobriété et une élégance certaine, le film capte son public avec peu de choses.

La nature de Steven est rapidement révélée lorsqu’il tue sa copine lors d’un ébat passionné. Steven est un vampire. Seulement voila, Steven sort en plein jour. Incohérence ? Parti pris scénaristique ? Ou bien est ce que Steven a juste une manière assez particulière d’assouvir ses pulsions ? Les hypothèses sont ouvertes.

Rapidement, Steven rencontre une autre jeune femme. Elle est jeune, elle est belle, elle succombe bien évidemment au charme du mystérieux jeune homme. En parallèle à cela, une enquête est ouverte sur la disparition de la petite amie précédente du monsieur. Vous voyez un peu le tableau du film ?

Maintenant, faites comme Jude et regarder vos mains

  • Sans prétention mais …

Le film n’a pas réellement de grande prétention. Et pourtant avec peu, il fait beaucoup. Son minimalisme est d’un hypnotisme réel. Quelque part, beaucoup d’aspects du film semblent quelque peu désuets. Sa direction d’acteur semble parfois étrange, surtout en ce qui concerne les personnages secondaires. Mais l’ambiguïté de cette direction amène un effet intéressant, qui met en avant le décalage du personnage de Steven avec son environnement.

Il est en effet difficile de trouver une vérité absolue concernant l’énigmatique individu. Tout comme le film, Steven semble jouer avec des codes, des perceptions pour brouiller les pistes. Le titre, cryptique au premier abord, semble prendre sens à plusieurs reprises avant de se brouiller à nouveau. La vérité semble faire sans cesse des va et vient, suscitant un intérêt ne faiblissant jamais tout au long du film.

Par contre, ne faites pas comme cette personne, et roulez doucement!

  • Revisiter un mythe avec brio

Peu connu, le film gagne pourtant à l’être. Il bénéficie d’une aura à la fois puissante et insaisissable. Le mythe vampirique y est revisité d’une manière réellement intéressante, détournant certains de ses clichés pour en utiliser d’autres. La réussite est totale, peut être imparfaite sous certains aspects, mais indéniablement à voir. Vous ne le regretterez pas !

La Bonne Bise !