Ce film fait très probablement partie de mes dix films favoris. En notant cette phrase, je me dis même qu’il est possible qu’il fasse partie de mes cinq films favoris. Et en écrivant cette phrase, je me dis qu’en fait, ça n’a pas d’importance. Restless est simplement un film magnifique, beau à pleurer. C’est donc avec beaucoup d’émotions que je vais vous en parler aujourd’hui.

  • Victime de cycle

Comme tout cinéphile, je suis parfois victime de cycle. Cependant, si je sais reconnaître et apprécier le travail d’un réalisateur, j’avoue avoir bien plus de cycles liés à des acteurs ou des actrices qu’à des réals. Pourquoi ? Eh bien… Parce que c’est comme ça, le cinéma est ainsi fait. C’est un art tellement riche qu’il peut être abordé sous différents angles. Qui sait, peut être que des gens se font des cycles en rapport avec leur ingé lumières favori ?

C’est donc lors d’un cycle Wasikowska que j’ai pu découvrir cette merveille. Le film fait d’ailleurs partie de ces films que j’ai racheté plusieurs fois, victime de ma propension à prêter des choses qu’on ne me rends jamais. C’est bien simple, je ne peux vivre sans la beauté de ce film. Je ne peux vivre sans ce qu’il m’apporte, me remémore et j’en passe. Plus le temps passe et plus il prends du sens. Et j’espère qu’il en prendra pour vous également.

Il y a trop de beauté dans ce film

  • Enoch et Annabel

Enoch est un jeune garçon qui a perdu ses parents dans un accident de voiture. Victime d’un coma profond, ce n’est qu’une fois réveillé qu’il apprendra leurs morts. Depuis ce jour, Enoch s’invite régulièrement à des enterrements d’inconnus. C’est à travers ce passe temps bien singulier qu’il rencontre Annabel, une jeune fille au charme certain avec qui il sympathise.

Si Annabel semble partager avec Enoch une fascination étrange pour la mort, c’est parce qu’elle est victime d’une tumeur au cerveau. Bien consciente de la phase terminale de sa maladie, elle ne laisse pourtant rien paraître et semble bien loin de se préoccuper de son sort. Rapidement, l’amitié entre les deux individus devient de l’amour. Rapidement, la relation s’intensifie. Et fatalement, la fin se rapproche pour Annabel.

Il aurait été simple de faire de tout cela quelque chose de larmoyant. Un peu de musique triste par la, un peu de gros plan sur des larmes ici, et le tour était joué. Mais dans ce film, rien n’est facile. Gus, ce bon vieux Gus dessine quelque chose de beaucoup plus contrasté que ce que laisserait penser le postulat de base. Le film ne cède jamais à la facilité et contraste son propos par une direction artistique très lumineuse et chaleureuse. La notion de fatalité arrive souvent à se faire oublier et lorsqu’elle revient au premier, elle parvient à se faire presque douce et ironique, jusqu’à même faire rire.

Je ne ferais même de blagues sous les photos, c’est dire à quel point je respecte ce film

  • La Vie est belle

Restless a de beau ce que la vie peut avoir de beau parfois. Comme dit plus haut, il n’appuie à aucun moment où ça fait mal. Il célèbre l’instant, la pureté de moments tout aussi absurdes que sincères ou spontanées. La subtilité et la finesse du jeu de Henry Hopper et Mia Wasikowska soutient toute la proposition du film.

Il y a quelque chose d’hypnotisant dans cette magie que le film dégage. Entre poésie et réalisme d’une sincérité bouleversante, chaque scène sait trouver l’essentiel pour toucher le spectateur. La musique suggère plus qu’elle ne désigne spécifiquement quoi que ce soit et sait se faire remarquer et oublier au bon moment. Il y a quelque chose d’intéressant à noter dans les couleurs du film, que ce soit au niveau des vêtements que des décors. Celles-ci semblent jouer la carte de l’apaisement, comme pour aider à l’acceptation du funeste destin d’Annabel.

Lorsque la fin arrive, tout aussi inévitable qu’on peut le penser, notre cœur est transpercé par milles sensations. Est-ce de la tristesse ? Est-ce une joie un peu mélancolique ? Chacun se fera son avis et son propre ressenti. Mais lorsque les dernières secondes du film arrivent, elles suffisent à confirmer et à justifier toute la force de son propos. C’est un grand film qui vient de se finir.

La beauté

  • Parce que le temps est précieux

Je pourrais parler encore quelques heures de ce chef d’œuvre. Mais comme nous le montre ce film, le temps est précieux. Alors, ne le perdez pas plus longtemps à me lire, et foncez découvrir cette merveille. Vous ne le regretterez pas et vous remercierez la vie de vous avoir offert ce précieux moment.

La Bonne Bise