Nine Inch Nails was Trent Reznor. Si ce verbe est au passé, c’est car, désormais, Atticus Ross a été intronisé comme seconde tête pensante officiel du projet. Qui aurait cru qu’un jour ce bon vieux Trent partagerait son projet avec quelqu’un ? Probablement personne ! Et pourtant, c’est bien cette association nouvelle qui donne une toute nouvelle saveur au désormais duo. Explications sans plus attendre !

  • Tout change, tout est possible

‘’Hesitation Marks’’, l’album du retour de Nine Inch Nails, avait un peu divisé les fans. Trop lisse pour certains, pas assez rageur pour d’autres, il avait eu peine à convaincre. Pour ma part, je le trouve très judicieux dans la carrière de l’ami Reznor. Sur cet album, il ne surjoue rien, joue avec ses codes, tente des choses. Rien de préjudiciable, bien au contraire.

Après avoir également offert à sa femme un rôle de premier plan avec How To Destroy Angels, Trent et son nouveau pote Atticus Ross s’est offert un joli rôle de compositeur pour le cinéma. Et il faut dire que les résultats de ce revirement de carrière sont là. On peut donc se dire que c’est en partie grâce a cette nouvelle direction de carrière que Trent et Atticus arrivent aujourd’hui à faire revivre Nine Inch Nails de la plus belle des manières.

Car sur l’EP précédent, Not Actual Events, il n’est plus question d’hésitation. En pleine possession de ses moyens, la musique de Trent et Atticus se dévoile puissante, complète, riche et efficace à la fois. J’en parlerais plus en détails, mais ce premier volet de ce qui s’annonce comme un triptyque n’augurait que du bon. Ce second confirme la première impression !

Les mecs se la racontent un peu

  • Ce n’est pas le titre qui fait la musique

Si le volet précédent ne manquait pas de violence, le duo s’est visiblement amusé à donner un nom trompeur à cette suite ! ‘’Add Violence’’, vraiment ? C’est pourtant dans une relative douceur que tout commence. ‘’Less Than’’ crée la surprise avec un départ très années 80 du plus bel effet. Lorsque le refrain arrive, avec un peu plus de guitares, on est déjà immergé sans même avoir eu le temps de s’en rendre compte. C’est finement joué.

‘’The Lovers’’ fait suite, tout en subtilité également. C’est électronique, minimal, Trent sussure ses paroles et fait monter la tension jusqu’à… une explosion qui ne vient jamais vraiment. Est-ce quelque part frustrant ? Pas du tout, non, la construction du titre garde juste en haleine pour la suite. Celle-ci semble également faire preuve d’une belle retenue, tout à fait envoûtante et contemplative. On se surprends alors à oublier nos envies d’explosion, totalement bercé par le charme et l’ambiance de ces quelques morceaux.

Lorsque ‘’Not Anymore’’ commence, on ne sait plus vraiment ce qu’on doit attendre. Plus sale, plus noisy dans son idée, le morceau amène une texture intéressante au disque. Le refrain affirme une rage presque salvatrice et porte le morceau à un autre niveau. Et une fois fini, lorsque le dernier morceau se lance de manière tout à fait cinématographique pour s’étendre sur presque dix minutes de répétition noise, on se sent conquis. Et ça fait du bien.

Les mecs se la racontent un peu, épisode II

  • Le roi est mort, vive le roi

Nine Inch Nails is Trent Reznor and Atticus Ross. De cette alliance ressort depuis peu le meilleur du projet. Bien conscient qu’il est inutile de parodier ou de surjouer sa rage passée , Trent trouve avec Atticus une nouvelle manière de tisser l’univers de son projet. Les horizons semblent alors à la fois connues et nouvelles, pour un résultat à la hauteur de la réputation des deux hommes. Il ne reste désormais plus qu’à se régaler de ces deux premiers volets en attendant la fin du triptyque !

La Bonne Bise !