J’avais préparé un article sur Kingsglaive à la base. Mais en le préparant, j’écoutais l’O.S.T de Nier Automata, tout un concept. Du coup, l’O.S.T étant tout aussi magnifique que le jeu, virage à 2154° et l’article traitera donc de la suite de Nier Replicant/Gestalt. Ne perdons pas de temps, en avant !

  • L’art de se faire prendre par surprise

Pour tout vous dire, je n’attendais pas vraiment ce Nier Automata. Bien qu’il ne me laisse que des souvenirs flous, le précédent volet m’avait bien plus mais à l’annonce de cette suite, j’avoue être resté de marbre. Et puis une démo est arrivé sur le PS Store… Et tout a basculé !

Alors lorsque je dis que tout a basculé, faut pas non plus s’emballer ! Je n’ai pas été transcendé par la démo mais disons qu’elle savait mettre en avant suffisamment de choses pour m’intriguer. Une bande annonce et quelques semaines d’attentes plus tard, je ne résistais pas et allais me procurer le jeu en day one dans une enseigne dont je tairais le nom. Non n’insistez pas, je ne dirais rien ! Non, vraiment, j’insiste !

2B , l’héroine du jeu #GIRLFUCKINGPOWER

  • L’art de faire une suite indépendante

Nier Automata se passe dans le même univers que l’opus précédent, mais ne possède pas de liens directs avec celui-ci. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir fini le premier pour comprendre le second. Est-ce un avantage ou un inconvénient ? Selon moi, une seule réponse s’impose : On s’en fiche.

Baignant dans un univers post apocalyptique relativement convenu au premier abord, le jeu nous met aux commandes de 2B, une androïde chargé de descendre sur Terre pour tenter d’y ramener la paix. Il faut dire que depuis quelques temps, c’est clairement le bordel par chez nous : Une invasion alieno/robotique a forcé l’humanité à fuir sur la Lune. Du coup, vous et votre partenaire 9S faites partie de ce qui est chargé de remettre les choses en ordre. Rien d’anormal.
Si vous avez joué à l’opus précédent, avouez qu’on semble bien loin des préoccupations de base de celui-ci. Vous n’êtes pas au bout de vos surprises.

C’est ce genre de robots qui ont envahi la Terre. Ca n’a l’air de rien, mais détrompez vous

  • L’art de capter l’attention dès le départ

J’aime lorsqu’un jeu me capte dès son commencement. Et en débutant par une phase de shoot em up, Nier Automata ne pouvait pas faire mieux. Arrivant sur Terre en formation avec d’autres androides, 2B se retrouve rapidement seule après l’annihilation de presque toute son unité. La séquence de shoot qui l’illustre est à la fois old school et ultra efficace, saisissant d’entrée de jeu.

Une fois sur la terre ferme, on passe au cœur du jeu. Vue à la troisième personne, caméra totalement mobile, nous voila face à un pur jeu d’action, des plus efficaces qui plus est. Tout est fluide, dynamique, lisible et extrêmement jouable ! On sent un vrai travail sur l’accessibilité du gameplay et c’est vraiment plaisant à constater !

Passé quelques heures de jeu, alternant très intelligemment les phases sur terre ou phase en l’air, le jeu semble trouver un rythme de croisière des plus agréable. Et c’est peu dire.

Les rencontres seront nombreuses et souvent singulières

  • L’art de savoir écrire un jeu

A l’heure des open world vide d’intérêt et de sens, Nier est une jolie bouffée d’air frais. La raison principale étant qu’il n’est pas réellement un open world. Oui, c’est trompeur, on a bien une zone et d’autres tout autour sans chargement entre elles mais ce n’est pas un open world. Pourquoi ? Réfléchissez et vous trouverez.

Quoi qu’il en soit, le jeu est suffisamment bien écrit pour savoir créer un rythme très plaisant entre la quête principale et ses quêtes annexes. Ces dernières peuvent vous amener à faire avancer la quête principale, et l’inverse également. Parfois il vous sera imposé d’avancer dans le scénario, et parfois un objectif apparemment secondaire se révélera en fait principal. Ainsi, on navigue à une allure constante dans le jeu, sans s’ennuyer une seule fois. Si seulement d’autres pouvaient s’en inspirer…

Il y a un sens de l’atmosphère qui pousse réellement à la contemplation

  • L’art de l’emballage

Les moments passés dans le jeu sont d’autant plus agréable qu’ils sont accompagnés par l’une des meilleures bande son entendue depuis longtemps. Terriblement bien faite, basculant entre l’épique et le contemplatif, et évolutive selon les endroits, elle offre des moments d’une force inouïe.

Il est à noter également qu’on peut lire ici et la que le jeu ne serait pas très beau, certains n’hésitant pas à le qualifier de ‘’vide’’. Il faudra alors m’expliquer comment représenter une terre dévastée, post apocalyptique autrement que par des zones… Vides ? Ce ne serait pas un peu le concept de l’apocalypse, de manquer de monde ?

N’en déplaise aux rageux, le jeu est beau. Ce n’est certes pas aussi beau qu’un Horizon, c’est toujours plus intéressant. Sa durée de vie n’est pas en reste non plus car, sans rien dévoiler de son scénario, sachez que la première fin du jeu ne sera pas pour autant sa conclusion !

Peut on vraiment qualifier ça de moche?

  • L’art de conclure (ça c’est pour moi)

Qu’il est bon de jouer à des bons jeux, bien écrits, bien finis, et sans DLC à attendre pour les voir complets. Que vous ayez joué ou non au premier volet, que vous l’ayez apprécié ou pas, Nier Automata est un jeu à faire. Il est prenant, envoûtant, amusant, séduisant, et j’en passe. Que demander de plus ? Vous connaissez la réponse !

La Bonne Bise