Allez, c’est parti, je m’attaque au cas Final Fantasy XV. L’oeuvre étant ‘’cross media’’, je vais m’attaquer successivement à chaque partie de celle selon leur chronologie dans l’univers du jeu. Du fait, bien que ce soit le dernier auquel j’ai joué, le jeu d’aujourd’hui est le premier de la chronologie de l’histoire. Il propose en effet de contrôler le roi Régis dans les événements qui se passent avant Final Fantasy XV. Une excellente idée au service d’un jeu… Discutable.

  • Pour ceux qui n’étaient pas là pendant dix ans

Petit rappel des faits ; lorsque le projet Final Fantasy Versus XIII est passé de Testuya Nomura à Hajime Tabata, quelques changements eurent lieu. Le jeu a tout d’abord été rebaptisé en Final Fantasy XV puis le scénario de ce qui devait être au départ une trilogie a été modifié pour en faire un seul et unique jeu. Pourquoi pas après tout ? Qui ne tente rien n’a rien.

C’est ainsi que, quelque temps avant sa sortie, le projet a été annoncé comme cross media. D’une trilogie de jeu, le projet est donc devenu un assortiment comprenant un jeu 16 bits, un film, un anime, deux jeux mobiles, et le jeu principal. Encore une fois, pourquoi pas ? Tant que l’univers et l’idée de Nomura est respectée, pourquoi pas ?

Ça donne envie hein?

  • Une bonne idée ne suffit JAMAIS

Le jeune Noctis, futur héros du quinzième épisode, n’arrive pas à dormir. Régis, son royal papa, décide donc de lui raconter des histoires. C’est ainsi que le joueur se retrouve à contrôler un Régis non barbu, pimpant, frais et dispo comme jamais. L’histoire débute à Insomnia, capitale du royaume du même nom, pendant un assaut de monstres divers et variés. Au gré de ces péripéties, Régis sera amené à croiser le chemin de personnages que nous redécouvrirons (ah ah) plus tard dans Final Fantasy XV : Cid, et deux autres mecs tout aussi oubliables que dans le jeu principal.

Autant le dire tout de suite, scénaristiquement, il ne se passe rien ou presque. Le jeu est court, n’apporte absolument rien à l’univers du jeu, et si l’on pouvait espérer en apprendre un peu plus sur certains personnages, ce n’est franchement pas le cas. Les dialogues étant très mal écrits, on ne ressent absolument rien pour qui que ce soit. Noctis parait complètement idiot dans ses quelques interventions, Régis est transparent et guère plus consistant que les personnages l’accompagnant. C’est d’une tristesse.

Non mais regardez moi cette tête d’ahuri

  • Que reste-t-il de nos amours?

Puisque le scénario ne semble pas proposer grand-chose, qu’en est il du gameplay ? Après tout, s’il y a bien quelque chose qui doit briller dans un beat em all, c’est bien ce point, non ?

Eh bien, je suis absolument ravi de vous apprendre que de ce coté… Rien ne va non plus. Alors, ce n’est pas honteux, ni même catastrophique, mais ça n’a encore une fois que peu d’intérêt.

Trois boutons, des combos pas très instinctifs, des ennemis peu variés… Ce n’est franchement pas la grande fête. Le jeu tente de proposer des choses, comme une sorte de système à pierre/feuilles/ciseaux contre les ennemis, mais rien ne parvient réellement à convaincre. Le système d’alliance permettant d’invoquer des alliés est franchement mauvais car très aléatoire, tout comme le système de magie. C’est la déception générale. Alors oui, les musiques et les graphismes sont sympas, mais en dehors de ça… Rien d’indispensable.

Oui, les invocations sont le jeu. Oui, c’est anecdotique

  • Le gâchis, première étape

Lorsque l’on arrive au bout de l’aventure, on ne peut que ressentir une vague déception par rapport à ce qui vient de nous être présenté. Qu’aurait pu donner ce passage autrement ? On peut tout à fait imaginer celui-ci en ouverture du jeu principal, comme une sorte de tutoriel du jeu complet. Ça n’aurait pas fait gagner grand-chose au scénario, mais ça aurait été probablement bénéfique au gameplay.

On oubliera donc sans regrets ce King’s Tale, définitivement sans saveur et interet. Si vous avez envie de vous plonger dans l’univers de ce quinzième épisode, vous pouvez vous attaquer directement au film, ou à l’anime, dont je parlerais dans un prochain article ! En attendant, jouez à Nier Automata, ça ne vous fera pas de mal !

La Bonne Bise !