Un grand philosophe l’a dit un jour : ‘’les temps comme les œufs sont durs’’. Concernant le jeu vidéo, c’est particulièrement vrai. Je ne vais pas jouer le vieux puriste de seconde zone, mais il est bien difficile de trouver aujourd’hui un jeu qui ne se moque pas des joueurs. Vous me trouvez un peu dur ? Je vais vous parler du dernier Hitman, vous allez comprendre.

  • C’est pas comme le Port Salut

Hitman, comme son nom ne l’indique pas, n’est pas le premier volet de la série Hitman. Je sais que si l’idée parait évidente pour beaucoup, il me parait important de le préciser pour ceux qui auraient pris le train en marche. A l’instar de Tomb Raider ou DmC, ce volet au patronyme d’une simplicité sans bornes peut il être considéré comme une sorte de reboot ? Oui, peut être, bien que son scénario semble s’inscrire dans une certaine continuité. Mais qui joue réellement à cette série pour son scénario ?

Ce n’est pas que celui-ci soit sans importance, mais quelque part, celui-ci semble n’être qu’un prétexte aux contrats du personnage de 47, l’anti héros froid par excellence. Et puisqu’au fur et à mesure du temps, les épisodes de la série n’ont fait que gagner en qualité, il serait bien bête de venir chipoter sur quoi que ce soit.

Ce volet n’échappe pas à la règle. Provoquant d’abord la polémique à l’annonce de son format épisodique, il semble aujourd’hui s’installer doucement mais surement comme l’un des meilleurs épisodes de la série. Pourquoi ? Probablement car le choix d’un jeu découpé par épisode a été choisi, pour une fois, intelligemment. Explications sans plus attendre.

Tout en sobrieté, 47 s’impose

  • C’est de toute beauté

Puisque le jeu est épisodique, et que toute la saison 1 est désormais disponible, j’aborderais chaque épisode indépendamment. Une fois passé le tutorial, le premier contrat d’assasin de 47 se passe à Paris. Et puisque Paris est vue comme la Capitale de beaucoup de choses autour du monde, elle sera cette fois ci la capitale de la Mode, amenant 47 dans un défilé de haute couture !

Vétu de son plus beau smoking, notre héros au crane étincelant se voit désigner deux cibles. La première est un homme, ancien mafieux reconverti en patron d’une grande maison de couture, et la seconde est une femme, compagne de celui-ci. Menant bien entendu une double vie au déla de la sphère publique, les deux cibles peuvent être appréhendées de différentes manières par le joueur.

L’excellence du gameplay du jeu frappe l’œil dès le départ. L’interface est minimaliste, discrète et lisible à la fois. La maniabilité est souple et précise. Avec intelligence, le jeu sait équilibrer parfaitement sa proposition : il guide le joueur en lui suggérant des manières de faire, mais il lui laisse aussi la liberté d’aborder le jeu à sa manière. Tout est reglé comme du papier à musique, et la partition est d’une certaine beauté.

Une cible… Et tant d’options

  • Tout est possible

La richesse du jeu s’impose dès les premières minutes de l’arrivée à Paris. Une fois le joueur happé dans l’univers du jeu, il se laisse porter par son instinct, totalement pris dans le personnage. En mode normal, réussir le double assassinat peut prendre entre 1 et 2 heures sans se presser. Ca parait peu ? N’oublions pas un détail : il n’y a pas qu’une seule manière de finir les contrats. C’est là qu’est toute la subtilité.

Le diable est dans les détails, c’est bien connu. Et Hitman fourmille de détails. Etre inventif et un peu curieux paie et permet de renouveler et faire durer son plaisir. En variant les manières de faire, le joueur débloquera des armes, des costumes et des endroits où commencer sa mission. La manière d’appréhender les choses se multiplie alors ans cesse. Que choisir ? Se faire passe pour un créateur de mode pour approcher la femme du patron du défilé ? Créer un accident au risque de tuer plusieurs personnes également ? Empoisonner quelqu’un ? Tout est possible.

Et lorsque l’on pense la fête finie, ce n’est pas le cas. En dehors de cette mission principale, d’autres contrats annexes sont disponibles, ainsi qu’une pléthore de défis qui sauront ravir les joueurs les plus acharnés. Il devient alors plutôt difficile de venir se plaindre du format épisodique lorsque celui-ci est si bien exploité.

Et puis, c’est beau, c’est grand… C’est parfait, merde !

  • Prenez en de la graine

A l’époque du tout en DLC, du contenu bonus tenant plus du malus, et des mises à jour de lancement corrigeant les jeux pas finis, proposer un jeu épisodique est une manière de tendre le bâton pour se faire battre. Tout est à craindre dans ce genre de modèle. Mais si tout est craindre, tout est aussi à espérer. Hitman en est la preuve !

Ce premier épisode est une véritable réussite. Il est complet, immersif et riche. Que demander de plus ? Que plus de développeurs s’inspirent de ce genre de modèle pour proposer des aussi bonnes choses ! De votre coté, n’hésitez pas !

La Bonne Bise