Lorsque le nom de Gérard Depardieu apparait quelque part, on pense inévitablement au cinéma. Par extension, on peut aussi penser à de la bonne bouffe, et pourquoi pas à des apparitions plus ou moins polémique dans les médias. On peut également penser à la Russie, à toute une histoire d’impôts et j’en passe. Mais si il y a bien un domaine dans lequel on ne pensait pas à Gérard, c’était bien la bande dessinée. Ca ne sera plus le cas désormais.

  • Qui est qui?

Etant depuis toujours très cinéphile, Gérard Depardieu a toujours su attirer ma sympathie et mon respect artistique. L’acteur est bon et parfois même excellent, incarnant à la perfection une sorte de figure imposante quasi iconique. Qui n’a jamais vu Gérard Depardieu quelque part ? La réponse me parait quasi évidente.

Maintenant, il se pose avec Gérard la même question que pour beaucoup d’artistes. Où est la frontière ou la différence entre l’homme et l’artiste ? Peut-on se demander si Gérard Depardieu joue un rôle constamment ou non ? Après la lecture de cette bande dessinée, la réponse tendrait vers le négatif.

Qui se « cache » derrière le verre?

  • En toute objectivité

Il est intéressant de constater rapidement quelque chose à propos de ce que propose Matthieu Sapin. Tout au long des pages, l’œil avec lequel il présente Gérard semble totalement dépourvu de complaisance. Sans jamais choisir entre le meilleur et le pire du personnage, Matthieu dépeint l’ensemble du sujet Depardieu, sans omettre aucun détail. C’est vraiment dans cet angle que la bande dessinée gagne toute sa légitimité.

Avec un trait simple, des couleurs chaleureuses, l’histoire propose un cocktail de moments choisis. On y découvre un Gérard certes un peu bourru, mais souvent drôle. Parfois, le bonhomme sait même être attendrissant lorsqu’il parle de son enfance, de son rapport à ses parents, ou bien encore de son regard sur la vie et la mort. Et puis d’autres fois, on sourit de manière un peu gêné à certains moments ou déclarations polémiques. Car s’il est toujours entier et sans filtres, l’esprit du personnage peut porter à discussion plus d’une fois.

Mais c’est justement en montrant l’ensemble de ce qui compose Gerard que le propos se fait intéressant. Il ne juge pas, ne pointe rien du doigt et ne fait que partager quelques moments d’une personne. Le lecteur en ressort alors intrigué, peut être touché, peut être partagé sur sa perception du personnage. Les outils sont là pour offrir un point de vue auquel on n’avait peut être pas accès auparavant.

Une rencontre au sommet

  • Une curieuse réussite

Pour finir, si je devais qualifier cette bande dessinée en un mot, je choisirais celui-ci : réussite. Et si je devais en rajouter un autre, je dirais : curiosité. Donc, en conclusion, si vous êtes curieux, pourquoi ne pas se pencher sur cette réussite ? Je pense que vous ne le regretterez pas.

La Bonne Bise !