Cette semaine, j’ai voulu tenter des choses musicalement. Le point commun entre tout ces artistes que j’ai voulu découvrir était le chant, ou le rap, en français. C’est pour cette raison que j’ai failli vous parler de Damso avant de tomber sur le 4 titres de Eddy De Pretto. Pourquoi ce choix ? Vous allez comprendre dans quelques instants.

  • La Langue Française et ses difficultés

On sera tous d’accord pour dire que langue française est une bien belle langue. C’est riche, c’est varié, c’est nuancé, c’est évocateur, tout y est. Seulement, certains artistes en font une utilisation parfois un peu douteuse, du moins à mes yeux. Il y a ceux qui ne savent pas la manier, la vulgarisant, la déformant, la pervertissant de la plus moche des manières. Il y aussi ceux qui en font trop, qui la surexploite de manière abusive, la rendant bien trop snob pour qu’elle reste agréable. C’est bien dommage.

Et puis parfois, certains semblent trouver le juste milieu. Vous l’avez peut être deviné, mais je mets en effet Eddy De Pretto dans cette catégorie. Pourtant, au premier abord, rien ne semblait m’attirer dans le personnage. Je sais bien que l’habit ne fait pas le moine, mais je dois bien avouer que la première impression visuelle qu’il me fit ressentir ne fut pas très positive. Ca vous parait méchant ? Je me fais pardonner un peu plus loin.

Oui, c’est lui.

  • 4 titres, 4 réussites

Il a suffi de 4 titres pour me convaincre du talent du jeune homme. 4 titres, c’est peu et beaucoup à la fois. En 4 titres, si on est malin, on peut à la fois donner beaucoup, mais suffisamment peu pour ne pas se planter et donner envie d’en savoir plus. C’est avec cette intelligence qu’Eddy De Pretto a conçu son premier disque.

Celui-ci s’ouvre sur ‘’Fête de trop’’. Courte ouverture hypnotique, cette première chanson offre une première palette de couleur intéressante. Sur une instru à la fois évanescente, nocturne et percutante dans sa construction, Eddy déroule un texte en français aux sonorités… inattendues. Aux oreilles réductrices, le débit de paroles pourrait faire penser au rap. Pour les autres, la filiation pourrait être un peu plus classieuse… Je vous laisse vous faire votre avis.

Me concernant, après cette efficace introduction, le reste m’a réellement séduit. Il est intéressant de constater à quel point le fond et la forme ont une réelle importance pour Eddy. Ce qu’Eddy pointe du doigt est toujours montré sans trop en faire, ne négligeant pas son propos pour son emballage et inversement. Le morceau titre, dont le thème est intéressant, en est une excellente preuve. Et les titres suivants ne sont pas en reste, avec une mention spéciale à ‘’Beaulieue’’, final particulièrement beau.

Instant de réfléxion

  • En attendant la suite

Voilà qui est donc tout à fait sympathique. Ça n’en fait pas trop, ça sonne souvent juste, précis, et relativement profond, tout en étant accessible. Ça laisse donc assez songeur sur la suite de son parcours, pour savoir s’il arrivera à transformer l’essai ou pas. En attendant, ce premier EP donne matière à patienter ! N’hésitez pas !

La Bonne Bise !