Si King’s Tale se passe bien avant Final Fantasy XV en lui-même, il est cependant un peu compliqué de placer deux autres pièces dans le puzzle : Brotherhood et Kingsglaive. Et pour cause, puisque ceux-ci se passent à la fois avant, mais aussi pendant l’introduction du jeu. Une idée encore une fois excellente, mais qui est aussi à l’origine de certains problèmes. Alors puisqu’il faut choisir, parlons de… Brotherhood !

  • SPOILER INSIDE

Dès les premières secondes, ça saute aux yeux, donc je ne pense pas vous spoiler en disant ça : Brotherhood est un anime. Étonnant, n’est ce pas ? Pour être tout à fait honnête, oui. Lorsque l’on connait l’expérience de Square dans le domaine, on est en droit de craindre l’aboutissement de cette idée. Mais lorsque l’on prend le temps de se pencher sur ce nouvel anime… On se sent un peu rassuré, juste un peu !

Avant de rentrer dans les détails, je résumerais les choses ainsi : C’est mieux que King’s Tale, mais c’est (SPOILER) moins bien que Kingsglaive ! Techniquement, c’est joli, plutôt bien animé, bien mis en scène et en musique. Ceci étant dit, rentrons un peu dans le vif du sujet !

Allez on se choppe un truc à manger et on se lance!

  • Alors disons que c’est pas inintéressant…

Dans l’idée, Brotherhood tente d’explorer et approfondir les liens qui unissent nos quatre héros. Noctis, Gladio, Prompto et Ignis ont donc chacun le droit à un épisode personnel, riche en détails et anecdotes. Le schéma narratif est toujours un peu le même : un événement se passe dans le présent, rappelle quelque chose à quelqu’un et hop, nous voila dans le passé à explorer ce souvenir. Dans l’idée c’est vraiment très cool, j’insiste encore la dessus.

Ce qui est dévoilé dans l’anime n’est d’ailleurs pas inintéressant. Découvrir la jeunesse de Prompto et ses complexes de poids donnent plus d’épaisseur et de justification à son personnage adulte. C’est tout bête mais efficace et réaliste. Se rendre compte de la rigueur d’Ignis n’est pas non plus innocent, tout comme de l’héritage forcé de Gladio dans sa tache de protecteur du roi. C’est d’ailleurs ce dernier qui bénéficie probablement de l’histoire la plus intéressante et en lien direct avec le jeu. Mais j’y reviendrais dans l’article sur le jeu…

Cependant, même si le tout n’est pas dénué d’intérêt et reste plutôt plaisant à regarder, un certain recul vient poser un réel problème. Et ce problème, il diffère de King’s Tale mais se retrouvera dans Kingsglaive : On a l’impression d’être dans un univers parallèle au jeu.

Nos héros viennent de se rendre compte du problème, et semblent affectés par celui ci

  • Final Fantasy Sliders, les mondes parallèles

La première chose donnant ce sentiment de réalité alternative est la direction artistique générale. On ne s’éloigne pas totalement de ce que Nomura avait projet sur son projet, mais suffisamment pour créer une sorte de paradoxe. L’univers de l’anime semble en effet être beaucoup trop celui d’un univers d’anime. Si techniquement tout est réussi, il ne se dégage rien de particulier des épisodes qui puisse l’unifier à l’univers Final Fantasy XV en dehors de son histoire.

Cette sensation est renforcée par les événements qui nous sont contés. Il est bien intéressant et sympathique de nous parler de certaines choses, mais le jeu semble les oublier. Il y a bien quelques dialogues ici et la pour nous rappeler les épisodes, mais pour ceux qui ne les ont pas vu, cela sera tout aussi anecdotique. Certains personnages de l’anime auraient pu prendre de l’importance dans le jeu, comme Iris la sœur de Gladio, mais désolé de vous le dire, ce ne sera pas le cas.

Et pour finir sur cette étrangeté, le design de certains personnages changeant assez nettement entre plusieurs médias, il est dur de s’y attacher. Le meilleur exemple de ceci étant Lunafreya, cumulant trois designs différents entre Brotherhood, Kingsglaive et XV, et tout autant de doubleuses. Pourquoi ne pas s’attacher à un minimum de cohérence ? La réponse sera bientôt sous vos yeux.

Face à tout ça, le ketchup me monte au nez!

  •  »Il terminera avec une moyenne de 11 sur 20, ce qui est bien mais pas top »

Brotherhood n’est pas réellement un projet honteux. Il est même plutôt réussi sur le pur plan théorique. C’est en effet bien animé, sympathiquement doublé et relativement bien écrit. Seulement, sur le plan purement artistique et cohérent, on se trouve face à quelque chose d’étrange.

Que dire de plus ? Le projet est à regarder par curiosité intellectuelle, mais ne marquera probablement pas votre esprit d’aucune façon. De toute manière, le volet le plus réussi de tout ce cirque crossmedia reste Kingsglaive. Oui, oui, vous avez bien lu. Et je vous en parlerais bientôt.

La Bonne Bise !