Récemment, j’ai fais une découverte. ‘’The Killer Inside Me’’ ainsi ‘’9 Songs’’, deux films très différents mais que j’apprécie énormément, ont été réalisés tout les deux par Michael Winterbottom. Passé la surprise de ce lien que je n’aurais pas deviné, j’ai entrepris de revoir les deux. Et par conséquent, j’ai choisi de vous parler de 9 Songs aujourd’hui. Il est temps.

  • N’avoir l’air de rien

J’aime bien lorsque les films n’ont l’air de rien, c’est parfois ainsi qu’ils sont les meilleurs. C’est finalement assez logique : en promettant peu de choses, la probabilité de surprendre est alors plus grande. Puis je dire que ‘’9 Songs’’ est un film surprenant ? Oui et non.

Le concept du film est simple : Une histoire d’amour, entrecoupée de 9 chansons live par tout autant de groupes différents. Simple ? Je vous l’avais dis. Cependant, il me parait important de noter une importante précision du film : Les scènes de sexe ne sont pas simulées.

Face à cette particularité, je pense qu’il y a deux manières de voir les choses. L’une se laisserait dire que la démarche est racoleuse. Après tout, qu’est ce qui est plus vendeur que le sexe ? La seconde se questionnerait davantage sur le pourquoi de ce choix. Un désir de réalisme ? De surintimité ? Si les questions se posent naturellement, le film n’apporte pas les réponses aussi facilement que l’on pourrait le penser.

Margo Stilley est Lisa

  • Matt et Lisa

Il est facile de parler d’amour, même lorsque celui-ci est compliqué. Mais il est compliqué de rendre la chose vraiment attrayante. Matt et Lisa, les protagonistes du film, n’ont au premier abord, rien de particulier. Lui est climatologue, elle est étudiante en échange scolaire. Les deux amants ont une passion commune plutôt commune justement : les concerts de rock. Au début du film, Matt se souvient de sa relation passée. C’est donc à travers le prisme de ses souvenirs que l’on va découvrir le couple.

L’approche est d’une simplicité déconcertante. La manière de filmer est à la fois simple est très finement stylisée. L’alchimie entre les acteurs étant évidente tout au long du film, et ce dans les scènes de tension comme dans les scènes de discussion, les fameuses scènes de sexe non simulées dépassent le cadre pornographique supposé. Jamais racoleuses, jamais gratuites et toujours joliment posées dans la narration, elles apportent un soupçon de sincérité à l’ensemble.

Le film aurait il pu s’en passer ? Peut être, peut être pas, la question n’est pas là. Le film est une réussite dans tout ce qu’il se propose. La relation semble palpable est réelle, elle arrive à interroger le spectateur sur ce qu’il voit, et aussi sur son propre rapport à l’amour. La musique est bonne, les acteurs sont crédibles et n’en font jamais trop. Et concernant la réalisation, il n’y a rien à dire, le film étant à la fois beau et naturel. Les scènes de sexe sont elles donc vraiment la seule chose à retenir ?

Kieran O’ Brien est Matt

  • Simple et vrai

De toute évidence, ‘’9 Songs’’ est un bon film. Il ne propose pas une vision de la vie qui transcende des principes philosophiques nouveaux, mais il donne quelque chose de simple et vrai. C’est dans cette optique qu’il mérite d’être regardé et apprécié. Si ce n’est pas encore fait, n’hésitez pas plus longtemps, ça serait dommage.

La Bonne Bise