‘’Ten Stones’’ de Wovenhand est un album que j’ai longtemps convoité sans pour autant me le procurer. Je me souviens encore de son placement dans la vitrine d’une disquaire de ma ville, bien en vue et discret à la fois, suivi de ma toute première écoute, un soir d’automne. Je me souviens de son charme immédiat, de cet aura mystique qu’il dégageait… Alors sans plus attendre, parlons-en !

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  • Se Laisser Guider

Il y a des disques qui savent vous prendre avec peu de choses. Parfois, il s’agit d’une voix, ou d’une première mélodie accrocheuse. Quelques fois, il s’agit également d’une atmosphère que l’on ne sait définir, comme si une présence se faisait persistante tout au long de l’écoute. Wovenhand sait créer ce genre de sensations.

Il faut dire que le leader du projet n’en est pas à son coup d’essai. Déjà cœur de 16 Horsepower, David Eugene Edwards fait partie de cette catégorie de chanteurs rares et puissants. Autodidacte, chantant et jouant comme personne, il sait insuffler à sa musique un supplément d’âme touchant parfois au surnaturel. Il est plus qu’un chanteur ou un leader, il est clairement et nettement l’esprit et le guide spirituel de son projet.

David Eugene Edwards sur une chaise. Tout est dit.

  • L’intemporalité

Il y a un paradoxe intéressant à noter lorsque l’on écoute Wovenhand. Quelque part, toute la spiritualité qui ressort du projet le rend intemporel. Chaque chanson est une pièce d’orfèvre, touchant l’auditeur en plein cœur et le transportant dans un autre univers. Chaque note évoque alors une image, une vibration qui se transmet sans discontinuer tout au long de l’écoute.

Lorsque l’on aborder l’album avec un peu plus de recul, les images évoquées se précisent petit à petit. L’amour pour une certaine idée de l’Amérique ancienne et de son folklore le plus pur semble déborder de l’ensemble de l’album. Les paysages sont à la fois secs et majestueux, écrasant de toute leur beauté un auditeur qui ne peut qu’en redemander.

Celui-ci est de toute manière terriblement gâté. Les dix morceaux de l’album sont riches de nuances, et de sonorités. Des instruments assez traditionnels se font entendre, mais avec une tonalité rock qui peut rappeler quelque peu les travaux précédents de 16 Horsepower. Que l’on soit familier ou non des univers de David, il est de toute manière assez difficile de ne pas se laisser envoûter par cet album.

David Eugene Edwards sur une chaise, mais cette fois ci en plein jeu. Tout est dit.

  • Indispensable

Cet album est une merveille indispensable, je n’en dirais pas plus. A quoi cela servirait il de toute manière ? Il se résume à ce que la musique sait faire de mieux : il offre du voyage, du plaisir et des histoires. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire !

La Bonne Bise !