Pendant un certain temps, Peaches m’a fait un peu peur. Ce n’est pas tant sa subversion qui me posait souci, mais plutôt la remise en question de la sincérité de celle-ci. Lorsque quelqu’un en fait autant, je ne peux que difficilement m’empêcher de me questionner sur le pourquoi du comment. C’est donc avec quelques années de retard que je parle de Peaches. Mieux vaut tard que jamais.

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  • Ça déchire, voilà, c’est tout

Franchement, Peaches, ça déchire. Je ne vois presque pas ce que je pourrais dire de plus. Il y a des artistes qui, parfois, n’inspirent rien d’autre que l’expression la plus pure et dure des sentiments. Et toute la spontaneité et sincérité dégagée par Peaches ne m’inspire rien d’autre que cela : ça déchire. C’est comme si l’ensemble de ce qu’elle proposait m’empêchait d’intellectualiser davantage mon propos.

Et c’est amusant lorsque je pense à ce qui me faisait peur chez elle. Avant ma première écoute, j’étais persuadé que j’allais me retrouver face à quelque chose d’un peu nauséabond, transpirant la bien pensance et le surfait. Ce n’est pas le cas puisque si Peaches fait les choses d’une manière plutôt frontale, elle n’en oublie pas pour autant le plus important : le fond. Sa musique est tout sauf creuse et ce à tout les niveaux et c’est bien ce qui nous intéresse ici.

Au premier abord, c’est vrai qu’elle n’a pas l’air sympathique

  • Ne soyez pas timide

Il est facile de mettre des jolis mots subversifs sur n’importe quel type de musique. C’est à la portée de tout le monde et en général, cela se fait sur des styles de musiques assez récurrents. De la protest song folk au brulot rock anti capitaliste, les grandes lignes sont connues de tous et plutôt banales. Mais il ne faut jamais oublier qu’en musique, Dieu merci, tout est possible.

Si je devais définir la musique Peaches en quelques mots, je choisirais ceux-ci : dansante, rock, rap, plutôt barrée. La liste n’est bien sur pas exhaustive mais résume assez bien ma pensée. Vous êtes timide ? Ecouter Peaches, c’est un peu comme se faire entraîner au milieu d’une piste de danse par une nana totalement déjantée. On est probablement un peu mal à l’aise au début, mais on se laisse très vite emporté par le truc !

Et ce qui est bon la dedans, c’est que la forme ne l’emportant pas sur le fond et inversement, le disque peut s’adresser à tous et toutes, qu’importe vos préférences musicales ou sexuelles. Car, oui, si vous ne l’aviez pas deviné en lisant le titre de l’album, Peaches parle pas mal de sexe. En fait, Peaches ne parle presque que de sexe. Et non, je le redis, ce n’est ni téléphoné, ni gratuit. C’est présent, impossible à rater, mais contrebalancé par une maîtrise de l’ensemble rendant cela tout à fait délectable.

Délectable comme l’eau qu’elle crache au public

  • Il vous faut entendre ça!

N’ayez donc pas peur, ne faites pas comme moi, n’attendez pas milles ans pour découvrir cette excellente artiste ! Vous avez besoin d’entendre ça, vous avez besoin de danser, d’être secoué par ce sens de la rythmique imparable. Alors foncez vous procurer ça par chez moi et on en reparle !

La Bonne Bise