Récemment, le dernier album d’AqME est sorti. On y retrouve dessus un morceau avec un certain Reuno, chanteur français à la voix plutôt imposante. Qui est-il ? D’où vient-il ? Par un pur hasard, il se trouve que je l’ai de ses albums en ma possession. Parlons-en sans plus attendre, parlons des choses qui nous dérangent avec Lofofora.

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  • Un petit cours pour commencer

Il semblerait que le nom ‘’Lofofora’’ fait référence à un cactus nommé ‘’Lophophora Williamsii’’. Ce petit cactus tout mignon aurait quelques propriétés hallucinogènes. Vous ne vous y attendiez pas, hein ? Moi non plus, car pour ma part, j’ai longtemps pensé que le nom était un dérivé bizarre de ‘’l’œuf euphorique’’. Ce que ça veut dire ? Je ne sais pas, probablement, mais ça m’évoquait justement une omelette un peu… Spéciale…

Maintenant que cette petite introduction est terminée, parlons un peu plus précisément du groupe. Cet album est sorti en 2005. En voyant cette date, je me suis pris tout d’abord un petite claque. Après avoir passé plus de 6 heures nostalgique à regarder mes poils et cheveux blancs, j’ai finalement lancé cet album. Et je me suis pris une seconde claque en me demandant tout simplement pourquoi je ne l’ai pas réécouté avant.

Le groupe à l’époque, à peu de choses près

  • Démonstration de maitrise

Je crois avoir un petit problème avec beaucoup de groupes français. Ça parait bête ? Ça l’est probablement. D’autant plus qu’en écoutant les 14 titres de cet album, je me demande bien ce qui peut me retenir lorsque tout est d’une pareille qualité. Dire que le groupe va droit au but serait un doux euphémisme. Le groupe fait d’ailleurs mieux que ça : il explose le groupe sous une salve de tirs ultra puissants.

Chaque morceau fait mouche. Dépassant rarement les 4 minutes, portées par le jeu ultra nerveux de chaque musicien ainsi que par la voix caverneuse de Reuno, les chansons passent sans même que l’on s’en rende compte. Comment en parler ? Tout va presque trop vite ! Un morceau comme ‘’Le Pire’’ représente bien cette sensation. Musicalement très punk hardcore, avec un break aussi réussi que cliché à sa façon, il assomme assez nettement avant l’improbable ‘’Rock’N’Roll Class Affair’’. Pourquoi le traiter ainsi ? Je ne dirais rien, je garde la surprise.

En onzième piste, on trouve autre chose d’assez étonnant. Après la déjà trompeuse ‘’Quelqu’un de Bien’’, se trouve la magnifique ‘’L’Eclipse’’. Sur un peu plus de 4 minutes, le morceau se dévoile comme une sorte de spoken word blues du plus effet. C’est étonnant, cohérent à la fois, et bienvenue après tout ce déchaînement de violence. Et pour celles et ceux qui ne peuvent s’y faire, qu’ils se rassurent ! ‘’Mondiale Paranoïa’’ et ‘’Buvez Du Cul’’ finissent l’album tout en non finesse !

Le groupe, à l’époque aussi, à quelques différences près avec la première photo !

  • Droit au but

Bon allez, on ne va pas tourner autour du pot, le groupe ne le fait pas lui-même ! Amateur de rock, de punk hardcore, de riffs qui tachent et qui groovent vraiment, achetez cet album, c’est un ordre.

La Bonne Bise !