Je ne sais pas vraiment ce qui me pousse à parler de Chris Isaak aujourd’hui. Pour être tout à fait honnête, je ne saurais même pas parler de son actualité, ni même dire s’il en a une en ce moment. Quel âge a-t-il d’ailleurs? Je n’en ai aucune idée. Mais ce que je sais par contre, c’est que j’aime beaucoup le CD dont je vais vous parler.

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  • Premier contact

Il me semble que mon premier contact avec Chris Isaak s’est fait à travers le 1er album de Giant Drag. Dans une époque lointaine, après avoir découvert Annie Hardy par hasard, je fus assez accroc de ce petit duo sans prétention. Et à la fin de leur 1er album, il y avait cette reprise assez excellente de ‘’Wicked Game’’. J’ai su qu’il s’agissait d’une reprise car j’avais déjà entendu milles versions de cette chanson, sans jamais entendre l’original. Le mal fut réparé quelques années plus tard.

C’est donc avec cet album que j’ai pu faire pleinement connaissance avec ce fameux Chris Isaak ! Ni trop longue, ni trop courte, cette compilation présente à peu près tout ce que l’artiste sait faire de meilleur. Autrement dit, on y trouve une vision assez vintage du rock, un certain talent d’écriture et un univers romantico-sombre assez idéal pour charmer différents types de personnes. Que demander de plus ?

Lui

  • Tout y est

S’ouvrant sur le morceau qui donne son nom à cette compilation, l’album séduit d’entrée de jeu. Ce n’est probablement un secret pour personne, mais ‘’Wicked Game’’ est un morceau assez imparable. C’est langoureux, c’est suave, c’est chaud et intense à la fois, le morceau a tout pour saisir dès les premières secondes. Une fois la touche replay enfoncé un certain nombre de fois, il convient cependant de noter que le second titre est aussi une belle pépite. Ultra groovy, ‘’You Owe Me Some Kind Of Love’’ envoie du rêve à chaque seconde. Je ne dirais rien de plus, je vous laisse juger par vous-même !

Passé un ‘’Blue Spanish Sky’’ un peu plus lent, ‘’Heart Shaped World’’ marque le style de Chris Isaak pour toutes celles et ceux qui n’auraient rien remarqué. C’est très cinématographique et si ça peut paraître parfois un peu too much, ce n’est qu’une impression. Tout l’enrobage vintage et ultra américain de l’ensemble est bien entendu entièrement assumé et n’a pas besoin de grand-chose pour se crédibiliser. Les chansons parlent en effet d’eux-mêmes et je ne vois pas vraiment ce que l’on peut faire de mieux comme preuve de talent.

‘’Blue Hotel’’ ou bien ‘’Dancin’’’ sont parmi les autres pépites de l’ensemble. Il suffit d’un murmure de Chris, de quelques accents rythmiques bien placés et la formule fonctionne sans même que l’on y réfléchisse. L’évidence frappe avec une maîtrise assez grisante et lorsque l’on arrive à la fin de l’album, emporté par ‘’Voodoo’’ et son ambiance hypnotisante, puis bercé par ‘’Lie To Me’’, le constat est évident : Chris nous a conquis(e).

Comme les enfants, Chris marque son nom sur ses objets

  • L’équilibre

De mon point de vue, la discographie de Chris Isaak n’est pas forcément très équilibrée. En partant de cette affirmation, je ne saurais vous conseiller qu’une seule chose : cette compilation. Elle est complète, assez précise et intelligemment construite. Certes, il manque des perles comme ‘’The Lonely Ones’’ mais bon… Si on ne peut pas plaire à tout le monde, il me parait évident que cet album vous plaira ! N’hésitez pas !

La Bonne Bise !