Avant que vous ne posiez la question, je préfère le dire : Je ne sais pas ce que veut dire le mot ‘’Bumcello’’. Mais s’il fallait donner une définition à ce mot étrange, elle irait naturellement avec l’essence même du projet. ‘’Bum’’ pour l’esprit percussif, représenté par le batteur Cyril et ‘’Cello’’ pour la mélodie qu’incarne le violoncelliste Vincent. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

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  • Tout ou Rien

Ce qu’il y a de bien avec un nom comme Bumcello, c’est qu’il évoque un peu tout et rien à la fois. Bien entendu, si l’on creuse un peu, on peut trouver ou deviner la définition citée plus haut. Et si l’on ne cherche rien, on peut totalement se laisser surprendre par le contenu du disque. Faisant partie de la section rythmique du fameux M, les deux compères offrent ici un album rempli de couleurs étonnantes.

Cependant, lorsque je parle de surprise, il faut bien comprendre quelque chose. Et même si je suis sur que nombre d’entre vous l’ont déjà compris, je m’occupe de l’expliquer à nouveau. La surprise n’est pas forcément synonyme d’expérimentation en tout genre. La surprise peut venir de beaucoup de choses, plus subtilement et sans prévenir. C’est aussi et surtout ça la musique.

Qui est qui?

  • Ça s’en va et ça revient

‘’Radio Cello’’, le titre introductif donne le ton. Il oscille, assez finement, entre une douce mélodie et une rythmique dub qui ne se laisse apprécier que quelques secondes, avant de disparaître. C’est tout à fait que l’on se retrouve hypnotisé dès les premiers instants, et que l’on se laisse prendre au jeu. Les premiers morceaux, planants mais relativement courts agissent comme une parfaite introduction. Lorsque l’étrangeté un peu mystique de ‘’Santal’’ surgit alors, on ne peut que l’accueillir à bras ouverts.

L’album traverse alors une phase plus rythmée à ce moment. Le son prends de l’ampleur et une ambiance un poil plus sombre, qui finit par s’étendre dans un très joli faux semblant sur le morceau ‘’Death In Brest’’. L’ombre et la lumière se fondent dans un parfait équilibre et laissent ensuite place à quelque de plus festif sur  »Kinshasa », pour se finir sur un ton plus ou moins similaire. En un peu plus de 47 minutes de musiques, les nuances sont indéniablement charmeuses.

Qui est qui? Episode 2

  • Bumcello, c’est : 

L’album terminé, on peut facilement affiner la définition de Bumcello. Aux quelques lignes du début, on peut rajouter quelques notions de dub, de trip hop, et d’ambiances urbaines nuancées. Rien n’est jamais trop appuyé dans les influences, tout est très savamment équilibré.

Il ne reste donc plus qu’une seule chose à faire : se sustenter d’un disque très bien ficelé.

La bonne Bise