Et si l’on prenait un peu de temps pour se reposer ? Un peu de temps pour regarder qui nous sommes au fond de nous-mêmes ? Vous pensez ça impossible ? Je vais vous prouver le contraire en vous parlant de ‘’Small Craft On A Milk Sea’’ par Brian Eno, accompagné de Jon Hopkins et Léo Abrahams.

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  • L’indépendance

J’aime bien lorsque les albums sont impalpables et ne nécessitent aucun background pour être appréciés. Parce que s’il est parfois intéressant de comparer tel album à la période X ou Y d’un artiste, il est parfois aussi appréciable de pouvoir apprécier un album juste pour ce qu’il est.

C’est ce que permet cet album. Tout le monde ou presque a déjà entendu parler de Brian Eno et par extension de Roxy Music. Dire que le monsieur est productif depuis ses débuts est une sorte d’euphémisme. On ne rajoutera d’ailleurs pas à celui-ci un commentaire sur son talent. Au lieu de cela, on se laissera avec décontraction dans ce qui nous intéresse aujourd’hui.

Charles Xavier… Euh non pardon Brian Eno

  • Less Is More, encore

A l’image de sa pochette pour le moins minimaliste, ‘’Small Craft On A Milk Sea’’ est un disque simple. Peut on dire qu’il est simple et efficace ? Tout dépends ce que l’on veut inclure dans la définition de l’efficacité. Les 15 compositions du disque ne sont pas réellement ce que l’on peut appeler des tubes. Mais bien en dehors de ce statut, elles ont pour elles une force immerssive certaine.

Elles sont jamais trop longues, ni jamais réellement trop courts, fonctionnant un peu comme des nappes d’ambiance se succédant. L’idéal pour apprécier l’album est sans doute un début de soirée, seul, dans un canapé confortable. Les yeux mi clos, il devient alors évident de se laisser aller à la contemplation auditive.

‘’Less Is More’’ semble être la règle appliquée tout au long de l’album. Après un départ tout en finesse, le rythme s’invite au hasard de la 4ème piste, donnant comme un nouveau départ à l’album. Celui-ci voit alors son allure de B.O imtemporel et impalpable souligné du plus bel effet, avant de se trouver nuancé tout au long de sa continuité. L’ensemble est d’une telle cohérence et richesse qu’il est impossible de s’ennuyer pendant les 49 minutes de sa durée.

Brian Eno jeune. Souvenons nous

  • Faites le bon choix

Se suffisant à lui-même, cet album peut tout à fait être la seule et unique chose de Monsieur Eno dans votre discothèque. Il est suffisamment complet pour être écouté et écouté sans cesse, et toujours avec plaisir.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Le chemin vous a été montré, libre à vous de l’emprunter… Mais je sais que vous ferez le bon choix !

La Bonne Bise