La communauté électro m’a fait savoir que je ne parlais pas assez de ce genre de musique. Mes amis brésiliens m’ont fait savoir que je ne parlais pas assez de la musique de ce beau pays. Je vais donc exécuter ce double souhait en une fois. Je vais donc vous parler de ce cher Amon Adonai Santos de Araujo Tobin, et de son dernier album, Isam.

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  • Transformation

Un jour, Amon Adonai Santos de Araujo Tobin est devenu Cujo. Sous ce nom, il a sorti un album, que je n’ai jamais écouté. Puis il est devenu Amon Tobin, et a sorti l’album ‘’Bricolage’’, que j’ai fortement apprécié. Il se trouve qu’à l’époque de cette découverte, le bonhomme sortait un autre album, dont je parle aujourd’hui. Le hasard fait bien les choses, non ?

C’est donc en faisant un grand écart stylistique assez conséquent que j’ai découvert l’artiste. A l’époque, si son premier album m’avait paru très simple d’accès, ce n’était pas le cas du dernier, beaucoup plus opaque pour moi à ce moment là. Entre temps, j’ai pu fouiller à loisir dans la discographie du monsieur, saisir son style, et comprendre ce qui l’avait amené du point de départ jusqu’à celui-ci. Ce qui m’a amené à cette conclusion sans appel : cet album est bon.

Et puis les visuels étant très beaux, ça rajoute au plaisir

  • Un déroutant hypnotisme

Se composant de 12 titres, Isam propose une approche un poil trompeuse. Si, au premier abord, on penserait entendre un album très expérimental, les écoutes suivantes tendent à court circuiter cette impression. Je dois bien avouer que ce n’est pas forcément évident à saisir dans les premiers instants, mais c’est bien le cas !

Tout en assumant des choix artistiques assez radicaux, Isam propose quelque chose d’assez envoûtant. Les ambiances et rythmes qui composent les morceaux parviennent tour à surprendre puis à envoûter l’auditeur. Les étrangetés et dissonances semblent savamment étudiées et la justesse que leurs harmonies dégagent forcent le respect. Une fois l’album lancé, il est presque impossible de vouloir l’arrêter.

D’autant plus que l’album est d’une vraie richesse. Et c’est toujours avec joie que l’on découvre l’intelligence et la subtilité de la musique d’Amon. Tout est à sa place, rien ne vient empiéter sur quoi que ce soit, et c’est terriblement agréable à savourer. Le plaisir progressif apporté par l’album n’en est que meilleur encore.

L’homme en action

  • Grand écart ou pas, allez y

Si vous ne connaissez pas le personnage, vous n’êtes pas obligés de faire un si grand écart que celui que j’ai pu faire pour le découvrir. Vous pouvez tout simplement vous laissez saisir par cet album, aussi déroutant qu’envoûtant. Et une fois ceci fait, vous pouvez tout simplement m’écrire un petit mot pour me remercier.

La Bonne Bise